Benin: Sur les traces des vautours d’organes humains

Au Bénin, les organes humains font l’objet d’un trafic et d’un commerce clandestin avec en toile de fond la profanation des tombes, des assassinats inhumains et des disparitions mystérieuses d’âmes.

Par Christophe D. ASSOGBA (Benin)

Fort heureusement, c’est dans la grande cour de la maison d’arrêt de Cotonou que je rencontrai notre criminel. C’était un après-midi du mois de mai. Nous, d’autres confrères et moi, montons à bord d’un véhicule 4X4 Prado. Le chauffeur, un homme robuste, nous conduit à la prison civile où nous attendons les donateurs de vivres aux prisonniers. A leur arrivée et après les salutations d’usage, s’ensuit la visite guidée des lieux en compagnie du régisseur et de ses collaborateurs.

La prison grouillait de monde. On ne pouvait entendre les mouches volées tel le vacarme ressemblait fort bien à celle des grands jours de marché. Il était difficile de se frayer un passage parmi les prisonniers. Quelques militaires et gardiens en poste nous aidaient à trouver un passage au milieu de l’immense foule. Les conditions de vie y sont exécrables. La veille de notre arrivée, une personne
est morte dans la maison. Les prisons béninoises sont pleines comme des oeufs : la population carcérale dépassent les 1000 prisonniers pour une capacité de 500 à 1000 détenus.

Au détour d’une des cours de la maison, un prisonnier, Firmin Acakpo, cultivateur et guérisseur, m’approcha.  Je ne t’ai pas venu m’entretenir avec lui. Mais nous avons échangé quelques minutes. Je lui demandai pourquoi il était dans cette maison et il n’hésita pas à me raconter ses forfaits.

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[EN]

In Benin, human organs are trafficked by a clandestine trade within the backdrop of the desecration of graves, murders and mysterious disappearances of human souls.

Fortunately, it is in the courtyard of the prison Cotonou I met our offense. It was an afternoon of May. We, other colleagues and I climb aboard a 4×4 Prado vehicle. The driver, a strong man, leads us to the civil prison where we expect donor of food to prisoners. Upon arrival and after the usual greetings, follows a tour of places in the company of the manager and his staff.

The prison was full of people. We could hear the sounds which resembled that of a marketplace. It was difficult to make our way among the prisoners. Some military and stationed guards helped us to find a passage in the middle of the huge crowd. The living conditions are appalling. The day before our arrival, one person died in the house. Benin’s prisons are full as eggs: the prison population exceeds 1,000 prisoners for a capacity of 500 to 1,000 detainees.

Turning a course from home, a prisoner, Firmin Acakpo, farmer and healer, approached me. I did not come to speak with him. But we exchanged a few minutes. I asked him why he was in the house and he did not hesitate to tell me his plans.

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